A se laisser aller à une fuite en avant imposée qui ne conduit que dans un mur ou à une sortie de route, même virtuelle, on oublie trop souvent de se référer à nos racines, à un vécu dans l'enfance ( Georges Brassens et Pierre Perret ) et dans l'adolescence ( Renaud et Couche ) qui ont influencé grandement la suite du parcours...

La photo d'intro de ce billet résume pas mal de choses:
En grandissant à Saint-Ouen dans le 93 à deux pas du "Marché aux puces" avec pour décor les rues sombres cradingues aux pavés arrondis, les façades d’immeubles décrépies des photos de Robert Doisneau, une ambiance "Tontons Flingueurs" avec des clones de Ventura, Blier, Blanche et Dalban côtoyés tous les jours, des Gabin et des Arletty dans tous les bistrots...

Ce n'était pas vraiment le politiquement correct ni l’hypocrisie polie actuelle qui annihilent personnalité, indépendance d'esprit, capacité d'analyse, valeurs humaines au profit d'une "cancel culture" vomitive qui envahit notre vie quotidienne...
Mais nom d'un clébard qu’est-ce que c’était bon ! Quelle école de vie !! Et tellement bénéfique pour affronter la suite !!!

Aucune chance que ma prose et ma gouaille sans filtre de Gaulois réfractaire élevé à la sauce Audiard ne changent un jour pour se formater aux abjectes petites manières d'une bien-pensance pratiquant l'onanisme intellectuel et que mes origines, ma culture, et mon mode d’expression dérangent. Je ne vais pas me laisser "refabriquer"...
Contrairement aux pièces de GS/A !

L'AC4 de 1929 avec mon père ( sur le capot ! ) et mes grands-parents en 1932... Elle fut conservée jusqu'en 1951 où Citroën la reprendra contre l'achat d'une 11BL. Elle-même reprise en 1964 lors de l'achat de l'Ami 6 de la photo d'intro de ce billet.
C4_1929_pere_et_grand-parents.JPG